Beaucoup de fatigue ces temps-ci... J'ai un peu perdu mon sommeil, si quelqu'un le trouve ce serait sympa d'me le rendre...
D'abord les rendus de projets qui s'enchainent ; je suis plutôt contente de mon dernier bébé (une collection 8/12ans inspirées des ethnies amazoniennes et des grenouilles tropicales) Et puis refaire et rerefaire le monde à la tequila c'est pas idéal quand on se lève à 7h3o, et que justement, on a décidé de se lever.
Tout à fond, je passe à côté d'un truc ou pas ?
Je vis trop vite, par peur de pas sentir le vent. Je me brûle encore les doigts, souvent. Les vieux démons ne sont jamais très loin quand tu baisses un peu la garde. Borderline ?
Hier j'ai fermé les yeux, et j'ai pensé à l'année qui vient de se passer. J'ai eu mal à la tête, aux yeux et un peu au c½ur, comme une grosse gueule de bois. Mais j'ai souri un bon moment, aussi.
Inutiles mes phrases... Je posterai pour l'effort de l'avoir écrit, mais je sais déjà qu'on va s'inquiéter ou dire que je suis blasée, alors que je suis juste... Atone ?
Et puis l'autoanalyse a quelque peu disparu de ce blog (d'ailleurs ce blog a quelque peu disparu ^^) alors pour une fois j'écris, j'en ai envie.
L'été revient, avec lui reviennent doucement la musique plus fort, les vagabondages, et mon cerveau en mode pilote automatique. Le printemps m'a toujours rendue un peu triste.
Je suis retournée à Valrose et rien ne change. Quelques bons souvenirs collent un peu aux godasses mais ya des étoiles entre les nuages. J'ai peint une voiture, retrouvé quelques têtes, ai commencé la soirée devant le bar pour la finir derrière (astuce), tenté de parler finnois, n'ai pas vu les courts métrages en entier. Et puis il a plu sur toutes ces dreads.
Quand je rentre après ces soirées, je me dis toujours qu'une partie de ma vie se résume parfois à un tour de clé dans une serrure. Certains aiment rentrer chez eux après leur journée, je n'aime rien mieux que de fermer la porte de mon appart' et courir dans les escaliers en me demandant ce qui va se passer ce soir.
Pourtant, mon appart', je m'y trouve bien. J'aime sa lumière, ses plafonds hauts. J'aime mon thé du matin dans le soleil de la cuisine. J'aime m'asseoir les pieds dans le vide, à ma fenêtre, quand il est tard et que les piliers de bar quittent enfin le PMU d'en bas. J'ai aimé les quelques fois où j'ai vu le jour se lever sans avoir dormi, les voilages blancs de ma chambre dansaient avec les mouettes sous un ciel rose. Et avec un effort j'arrive même à aimer la petite vieille étrange et pas très sympa qui me tend son sac de courses quand je rentre dans le hall.
« Parfois, je t'envie. T'es libre et indépendante, tu vas où tu veux et personne t'embête avec ça. On dirait que t'as besoin de personne... »
« Parfois je t'envie tout autant. Quand je rentre seule et qu'il n'y a personne pour me tenir le bras si je titube un peu. Ou quand je vois des jolies choses, et que j'ai pas d'amoureux avec qui les partager. »
Je prépare mon défilé. Dimanche 8 juin 18h, à l'Opéra Plage de nice, soit dans une semaine... Jsuis à la bourre, mais je suis dans l'ensemble satisfaite de la robe de la présentatrice, et de ma minuscule collection automne-hiver. J'ai même un fil conducteur... La forêt, les cerfs (et puis quoi), la neige, l'arrière pays et les envies de froid, toutes mes petites balades de cette année, et l'odeur du feu de cheminée. Ca me ferait plaisir d'y voir du monde (ceci n'est PAS un message subliminal pour les quelques foufous qui s'aventurent encore sur ce blog, haha). Je suis à la bourre mais je ne stresse pas.
Cet été il y aura des concerts. Camille et Cocorosie pour l'instant, le reste dépendra du reste (une voiture, le permis, ce genre de trucs).
Je voulais partir, aussi. Entre le stage et les zenfants j'aurais eu deux semaines, mais j'ai toujours pas assez de sous, alors on verra. Peut-être que les lapons devront attendre un an ou deux, peut-être même que je n'irai pas. La vie saute tellement partout que j'ai déjà du mal à savoir ce que je ferai demain.
Sinon, j'ai découvert les sushis et brigitte fontaine, j'ai encore habillé des mannequins pour le défilé Chopard (non mais Cââââânnes quoi), je projette une troisième vente privée cet été avec des nouveaux accessoires. J'ai envie d'illustrer des contes pour enfants, j'ai envie de savoir jouer du mélodica. J'ai envie de musique, de clairs de lune et d'une île où me poser. Je réfléchis au futur, n'arrive pas à trier tous mes projets. j'ai sommeil.
Et je vais bien, vraiment ! Sincèrement. Ma vie me plait, elle a ce petit goût d'aventure que j'ai tant peiné à retrouver. Ce petit goût de grand air, de peut-être, de stupide parfois même. Un goût que j'avais un peu perdu l'an dernier. Prise entre 4 minuscules murs bourrés de nostalgie, avec un esprit qui ne demandait qu'à s'envoler. Oui, ma vie me plait, oui, j'aime ce que je fais par dessus tout, ou presque. J'aime parce que c'est drôle et un peu futile. Je peux m'inspirer d'un plat de moussaka pour faire une jupe, et ça m'éclate (c'est un exemple).
Mais je chasse encore des tornades, je cours toujours après l'air avec une minuscule épuisette et des miettes plein la caboche.
C'est un fait monsieur, l'heure tourne. L'hiver finit toujours par se barrer. Je vous ai soufflé de l'or aux yeux, mais maintenant mes mains sont vides alors je les promène avec le reste, dans les rues. Je les tends à qui voudra en espérant tomber sur vous. Même si tomber sur vous me fera mal, un tout petit peu. If i could be who you wanted all the time...
Je collectionne les vieilles choses. Ma folie de fripes&brocantes n'a plus de limites, j'y achète fringues, déco, bouquins et même tissus. L'instant délicieux où l'½il s'arrête pile sur ce que tu aimes. Je pense à faire une collection n'utilisant que des pièces de vêtements de récup, je vais m'y mettre, doucement.
Voilà pour aujourd'hui, cordialement vôtre...
*If I get too close you wake me up
remind me softly to go
If I forget won't you wake me up
Remind me not to feel a thing
Keep the dream tight
I can't feel a thing, my dreams are so tight.*